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La génération Y en entreprise, ça marche : la preuve Chronodrive

Depuis que l’on parle de la génération Y en entreprise, c’est souvent pour évoquer les difficultés.

J’avais donc envie d’avoir le témoignage d’entreprises qui travaillent avec eux, et qui nous démontrent que ça marche.

La preuve autour d’une réussite d’origine régionale, qui rayonne désormais au national, voire à l’international  : CHRONODRIVE.

 

J’ai eu l’occasion d’interviewer la responsable formation  : Christine HOCQUETTE

Quelle est la moyenne d’Age chez Chronodrive ?

24 Ans

Comment décrirais tu les rapports entre le génération Y et Chronodrive ?

Ils aiment le concept car on est en innovation constante.

Il n’y a pas de prise de tête, les priorités sont claires  : préparation et satisfaction client.

Ils nous comparent souvent avec la restauration rapide, mais apprécient en plus les valeurs et le management.

Ils nous trouvent un management plus souple, des valeurs humaines.

Ils apprécient notre management d’accompagnement des compétences, et trouvent leurs managers accessibles.

Nous avons 80% d’étudiants, et donc un fort turnover (fin d’étude, changements de cycle, …), mais beaucoup veulent continuer chez nous.

A l’ouverture, certains préparateurs ont pu arriver à des postes de Directeur de Magasin en 2 ans.

Justement, en termes de management, que peux-tu nous dire  ?

Aujourd’hui, notre politique de recrutement des directeurs a changée. Nous recrutons plutôt avec un niveau Bac +4.

Nous avons essayé de recruter de futurs directeurs ayant déjà une bonne expérience du management.

Notre constat, c’est que c’était plus difficile pour eux de s’adapter aux Y, cela nécessitait de s’assouplir.

Y a-t-il une organisation particulière du management  ?

Oui, c’est une forte proximité des managers.

Il y a 1 à 2 briefs collectifs par jour.

Chaque collaborateur temps plein doit avoir 1 à 2 rencontres individuelles par mois avec son manager.

Pour les étudiants, ils rencontrent leur manager en entretien en moyenne une fois tous les 2 mois.

Nous nous attachons à les faire participer aux projets d’entreprise.
On a ainsi un certain nombre d’idées qui ont été mises en place, et qui viennent des équipes  : nouvel algorithme pour les prises de commandes, Task force pour les magasins qui ont des besoins ponctuels ou pour les ouvertures.

Vous développez beaucoup de formations en interne, quel est l’impact de cette génération sur vos animations  ?

Nous les construisons à partir de leur vécu. Nous recensons la matière en allant à leur rencontre, en leur faisant raconter leur métier.

Lors des animations, j’ai une règle  : pas plus de 30 minutes assis. Nous introduisons du ludique, des photos, des vidéos.

Nous les faisons beaucoup participer, produire. L’animateur est plus un facilitateur.

Nous avons eu des résultats très sympa en terme de production  : la pyramide des besoins du collaborateur Chronodrive, des productions sous forme de recette, ou encore le “Chrono Darwin” illustrant l’évolution en magasin.

Christine Hocquette, Responsable formation
Christine Hocquette, Responsable formation

Et ça marche  ?

Il faut croire, car les formations leur plaisent. De toute façon, quand ça ne leur plait pas, ils le disent cash.

Et en plus, ça porte ses fruits.

La preuve, c’est qu’aujourd’hui, une partie de nos collaborateurs sont chassés par la concurrence. C’est la rançon de la gloire.

Qu’est ce que tu apprécies chez eux  ?

Ils ont une cohésion d’équipe très rapide.

Par exemple, lors de cursus de formation, c’est 1 heure d’observation, de la participation dans la première journée, une bamboula le soir, et le lendemain, ce sont les meilleurs amis.

Ils se serrent les coudes dans la difficulté.

Lors d’une panne informatique par exemple, tout le monde est venu sur le pont.
Ils se sont démenés pour servir les clients. La difficulté les a encore plus soudé, et dans la bonne humeur.

Ils ont des valeurs humaines, un contact facile et simple.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez  ?

Leur demande de réactivité. Ils ne sont pas toujours conscients du travail que nous devons fournir pour répondre à leurs attentes, et ça ne va jamais assez vite.
Il faudrait être les Lucky Luke du management.

De plus, l’activité en elle même va vite. Le cumul des 2 peut amener une difficulté à prendre de la hauteur, prendre du recul, et cela génère du stress.

Et pour nous, nous devons faire attention de moins manager par les objectifs, plus sur l’humain.

Nous devons aussi progresser dans le recrutement et l’intégration.

En effet, on vend une part de rêve lors des entretiens. Or, le métier est physique, dur. Il peut donc y avoir des déceptions.

Quels conseils aimerais tu leur donner  ?

Prendre le temps de s’arrêter, penser global, réfléchir a leur avenir.

Je suis toujours partagée lorsqu’un étudiant veut arrêter ses études pour travailler plus chez nous. Partagée entre satisfaction et inquiétude pour eux.

Je leur dirais aussi de garder cette fraicheur et cette bonne humeur. La bonne ambiance transpire et est communicative. Même nos clients le ressentent.

Lors de cette interview, était présente aussi une “Génération Y  “, j’en ai profité pour lui demander son avis, comment elle vit Chronodrive.

Je le vis bien.
Le E-commerce est en phase avec ma génération, je n’ai jamais le temps de faire mes courses, je me retrouve donc bien dans le concept.

C’est une entreprise jeune et dynamique

Il se passe plein de choses à côté. Des soirées, des pots, des rencontres.

Par exemple, il n’est pas rare en salle de pause de trouver une affiche indiquant «  Soirée chez Untel, PAF et inscription  ». C’est une organisation spontanée.

Je suis par contre parfois surprise de voir intervenir les parents  : lors de fin de période d’essai, ou lorsque un collaborateur a un problème avec son manager…

Pour information, l’évolution de CHRONODRIVE c’est: 1er magasin en 2004, 16 en 2009, et 34 à fin juin 2011…

Comme quoi, les Y en entreprise, c’est un affaire qui roule

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