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Au-delà des faits, c’est l’intention qui compte…

Quoi de plus déroutant d’entendre cela, alors qu’il est communément partagé que ce sont les faits qui nous permettent d’avancer !

Dans un sens cette remarque se vérifie, c’est ce que nous apprenons dans les formations à la communication notamment !
Si je pousse un peu plus la réflexion, les faits trouvent rapidement leurs limites.
D’abord dans l’idée que la réalité de chacun est différente d’une personne à l’autre et surtout qu’il est important d’aller au-delà de la réalité pour permettre à une personne d’évoluer.

Le cas de Pierre

La situation de Pierre, rencontré en coaching, est un bon exemple.
Pierre travaille depuis 12 ans en assurance qualité. Il est considéré par ses clients internes comme l’expert du domaine. Il a d’ailleurs la “casquette” du réfèrent dans le groupe.
En revanche, quand il participe à une réunion avec les responsables de services du site et qu’il se retrouve sous la « rampe des projecteurs », il répond sèchement et se met aussitôt en retrait pour le reste de la réunion.
Il en est venu à renvoyer l’image d’une personne qui a de « gros problèmes » de communication en réunion.
Il est vrai que nous sommes vite portés à ne voir que cette « incapacité » à communiquer et rapidement à la généraliser à la personne. C’est d’ailleurs ce qui se passe pour Pierre, dans son contexte professionnel actuel.

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De l’image à l’intention positive

Et pour autant, le croiriez-vous si je vous dis qu’en adoptant ce comportement, Pierre poursuit une intention positive ?
Intention qu’il n’identifie pas, parce qu’il est en colère contre lui-même à chaque fois que cela se produit.
En revanche, en approfondissant par quelques questions, je découvre que Pierre à ce moment-là, cherche à se protéger et à se mettre en sécurité.
Car prendre la parole en public et ce devant un groupe de responsables n’est pas une chose aisée pour lui, voire cela le bloque !

Questionné sur son comportement par son manager, Pierre exprime qu’il se sent « mal à l’aise » dans ces réunions et que « ce n’est pas son truc » !
Son responsable l’exhorte à faire des efforts et à changer de comportements, car il ne veut plus avoir de retours négatifs au sujet des membres de son équipe.

C’est à ce moment-là que notre manager prend une « fausse direction » !
Car suite à cette demande, Pierre essaie de faire des efforts et de modifier son comportement. Malheureusement pour lui, il se perd dans ses explications et par la même, perd son auditoire, ce qui vient confirmer une fois de plus cette « incapacité à communiquer ».
A l’issue de cette réunion, Pierre exprime son intention de ne plus participer à ces réunions, « qui ne servent à rien d’ailleurs ! ».

Que constate-t-on ?

Pierre a changé son attitude pour un comportement tout aussi  peu efficace pour lui-même et les autres.

En changeant de comportement, Pierre a simplement déplacé les symptômes, sans gérer ce qui semble être une difficulté pour lui. C’est comme si, nous posons un pansement sur une plaie, sans avoir pris soin de la désinfecter !

A la lumière des travaux de Robert Dilts sur l’intention positive, nous savons qu’il est plus aisé et efficace de répondre à un besoin profond, qui, en l’occurrence, est un besoin de protection et de sécurité pour Pierre, que de chercher à changer directement le comportement non adapté à la situation.
Au moment où Pierre se retrouve dans cette situation de communication, il n’a pas d’autre choix selon lui, que de répondre sèchement et de se mettre en retrait.
La demande de son manager l’a poussé à déplacer la problématique et l’enferme de nouveau dans un comportement pénalisant pour lui-même. Il n’avait pas d’autre choix à ce moment-là !

Comment permettre à Pierre de sortir de cette boucle ?

Dans cette situation, il est intéressant de lui permettre :
–    D’identifier le besoin profond qu’il cherche à satisfaire quand il adopte alors ce comportement, il l’exprime et en prend conscience. Elle est là l’intention positive !
–    D’envisager et de décider, lui-même, à partir de son propre référentiel, d’un autre comportement qui serait plus satisfaisant pour lui et par conséquent pour les autres dans cette situation, pour satisfaire cette intention positive.

Et pour vous même ? Petite séance d’auto coaching

Si vous-même, vous vous voyez adopter des comportements que vous souhaitez faire évoluer, je vous invite à la réflexion suivante :

1.    Le comportement à changer
–    Qu’est-ce que je souhaite changer dans mes comportements ?
–    Que se passe t’il pour moi quand je suis dans cette situation ?

. Qu’est ce que fais ?
. Qu’est ce que je me dis ?
. Qu’est ce que je ressens ?

2.    L’intention positive à satisfaire
–    Quel est le besoin que je cherche à satisfaire quand j’adopte ces comportements ?
–    Si je considère ces comportements sous un autre angle, à quoi me permettent-ils d’avoir accès ? Sentiment de sécurité, protection, reconnaissance,… ?

3.    Les choix
–    En plus de ce que je développe aujourd’hui, de quelles autres manières puis-je me sentir dans cet état de … ?
–    Quelles sont les autres possibilités de comportements, que j’ai peut-être utilisés dans d’autres situations ?
–    Qu’est ce qui me semble préférable pour moi et … pour l’autre ?
–    Quels sont les autres conséquences positives que je perçois, si j’adopte ce ou ces nouveau(x) comportement(s) ?

4.    Projection
–    Dans quelle situation prochaine, ce nouveau comportement me sera utile ?
–    Je m’imagine dans la situation et je déroule le film du début à la fin.

Les trucs et astuces au prochain numéro !

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