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Animer des formations, un état d’esprit avant tout…

Animer des formations, un état d'esprit avant tout - Tremplin RH

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Les métiers du conseil regorgent de termes qui finissent par créer de la confusion dans bon nombre d’esprit : former ou faciliter, voire faciliter de la formation lors d’un team building sur base de design thinking et plus encore de Think Tank… Comment s’y retrouver dans tout cela ?

Certainement une manière d’introduire de nouvelles offres de prestations pour solutionner le problème qui vient d’être créé, juste en énonçant ces quelques mots…Sans compter pour les professionnels en devenir, difficile de savoir sur quoi se lancer et quelle formation entreprendre ?

D’ailleurs en parcourant dernièrement le fil d’actualité des réseaux sociaux, mon attention s’est portée sur une illustration qui concerne justement la facilitation.

J’en profite à ce propos pour remercier Jean Philippe Poupard de Formapart sur la clarification qu’il nous apporte sur le sujet : formateur, facilitateur, coach et consultant en entreprise, les différences.

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Une belle manière de donner du sens à chacune des activités et de définir les champs respectifs d’intervention. Ce qui s’avère pleinement rassurant quand on se lance dans l’activité et pour expliquer en quelques mots les spécificités de chacun des métiers.

Pas si simple…

Et pour autant, une répartition pas aussi simple qu’elle peut paraître, en situation pratique.

Ce qui me fait penser à une intervention récente sur la thématique de « l’animation de formation ».

Le groupe des formateurs internes était en attente de découvrir des techniques ludiques pour capter l’attention des participants dans l’animation de ses formations. Attentes plutôt classiques dans le cadre d’une formation de formateur !

Et c’est dès la 1ère journée que la situation prend tout son intérêt, avec l’animation de séquences de formation sur des thèmes hors champ professionnel.

Les animations se sont avérées hyper participatives et ludiques, en pleine contradiction avec les attentes exprimées au démarrage !

Mais bien plus expressives des limites et des risques que peut représenter une utilisation excessive de techniques pédagogiques centrées sur le jeu. Car, au final, elles n’ont pas permis d’atteindre les objectifs communiqués au démarrage de la séquence, au contraire, elles ont fait exploser le timing, avec de plus des participants qui s’interrogent sur le message transmis !

Pour quelles raisons cette anecdote ?

Il est difficile de résumer le rôle de formateur à « transmettre du savoir à quelqu’un qui ne le possède pas ».
Dans notre exemple, nos formateurs sont pleinement en capacité de concevoir et d’animer en intégrant des techniques ludiques, la preuve à l’appui de nos exercices. Sauf qu’ils ne sont pas conscients des impacts d’une pédagogie trop ludique et participative, conséquences bien plus déterminantes qu’ils ne le présument, sur l’apprentissage des participants.

Et pour revenir à notre sujet, le rôle de formateur, consiste aussi d’abord à mesurer les écarts entre les perceptions des participants et leurs pratiques, puis à faire prendre conscience des décalages qui peuvent exister, et ce avant d’envisager transmettre quoi que ce soit.

Cette étape de sensibilisation est fondamentale. Sans elle, il n’y a pas de prise de conscience du besoin d’apprentissage, et donc potentiellement de l’importance à évoluer vers des pratiques et des comportements plus adaptés.

Le métier de formateur

Le métier de formateur nécessite alors des compétences autres que la capacité à expliquer pédagogiquement un contenu de formation. Je parlerais davantage d’une capacité à animer un groupe quelle que soit la situation qui se présente. Il est un guide avant tout autre chose.

C’est pour cela qu’il est important que notre animateur ait dans sa besace, au-delà de quelques techniques d’animation de base, la capacité à faire émerger des prises de conscience, et poser les choses avec son groupe, si la situation le nécessite.

Certains vous diront que c’est l’expérience qui permet d’acquérir tout cela, et c’est vrai …

Et pas seulement. Il est primordial que les formations de formateur intègrent ces besoins pour permettre aux futurs formateurs de s’approprier les bases qui vont leur permettre de se lancer dans une nouvelle activité ou de peaufiner leurs compétences d’animation, en toute confiance, parce qu’ils seront prêts à envisager des situations très différentes de groupe.

C’est pour cela, qu’animer un groupe, c’est d’abord une question d’état d’esprit. Ce qui signifie être prêt à accueillir des situations variées, des points de vue et des ressentis différents, de manière à adopter les comportements qui semblent le mieux adaptés à la situation qui se présente.

Quand notre animateur a compris l’importance de cette 1ère étape, il est alors prêt à intégrer les quelques techniques nécessaires pour peaufiner ses pratiques d’animation.

Comme le disait déjà Rabelais « science sans conscience n’est que ruine de l’âme »

Le “bon pédagogue” n’est donc pas celui qui a beaucoup d’outils, mais davantage celui qui sait les utiliser à bon escient. Eh oui, former, un état d’esprit avant tout 😉

 

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