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Bilan de compétences et témoignage : Le sourire qui vient de l’intérieur….

Eh oui, nous sommes plusieurs chez Tremplin RH.

Et aujourd’hui, c’est Sylvie qui prend la parole :

Au sein du Cabinet, j’occupe différentes fonctions.

C’est de ma casquette de Consultante en bilans de compétences que j’aimerais vous parler…au travers de grandes satisfactions liées à des cas concrets (je maquillerai les identités évidemment !)

2013-0218J’avais envie de témoigner de la satisfaction que j’éprouve à voir des signes de plaisir et conviction dans le non verbal de mes clients, de la chaleur dans leur voix, de l’envie, des idées plus claires qu’ils structurent, de la confiance en eux qu’ils gagnent pour avancer…

Ces derniers jours, j’ai reçu plusieurs bonnes nouvelles. Je me dis souvent que je fais un métier qui me convient et me comble. J’en ai eu la confirmation…encore !

Reprenons au début.

Imaginez ce bénéficiaire, celui qui met beaucoup d’espoirs en décidant de commencer un bilan de compétences.

Il a tergiversé longuement mais quand il est prêt, il faut que ça avance…

Il a l’impression d’avoir fait le tour de son poste, il veut faire autre chose et exprime, parfois soudainement, une envie de changement qui fait souvent suite à des situations qui perdurent et le tirent vers le bas.

Tout d’un coup, ce n’est plus possible !

Il est plein d’espoirs et de doutes pour son avenir professionnel. Il a de nombreuses attentes, des craintes aussi, parfois il éprouve simplement l’envie d’être mieux dans ses baskets !

Et c’est souvent là que je le rencontre.

Par qui commencer ? Voyons voir…

Christine, presque 50 ans.

Un sacré tempérament et pourtant, elle se dévalorise en début de bilan. Elle éprouve beaucoup de difficulté à parler d’elle en bien.

Elle ne tarit pas d’éloges pour les autres mais quand il s’agissait d’elle, encéphalogramme plat !

Quand je pose des questions à Christine sur ses ressentis, j’ai l’impression qu’elle entend du chinois : « Moi, parler de ce que j’éprouve, mais je ne sais pas et en quoi ce serait intéressant ? »

Nous explorons ensemble différents champs:

  • des envies qu’elle n’ose pas s’avouer;
  • un environnement qu’elle ne croit pas propice à un nouveau projet…
  • des barrières qu’elle s’impose au nom de la conscience populaire, ;
  • ou des préjugés, vieux comme mes robes (c’est mon père qui dit ça, Hérode, il ne connait pas !).

Bref, se lancer de nouveaux défis, quitter parfois un confort qui n’en n’est plus un, pas facile !

Il est quelque fois plus simple de garder une situation que l’on connait mais insatisfaisante, que d’oser un changement dont le résultat est inconnu, même si potentiellement meilleur…

Revenons à Christine, ce sacré bout de femme, bourré de qualités.

Au cours de son bilan de compétences, elle relève ses manches et redouble de travail et de ténacité.
Je n’avais pas encore croisé quelqu’un s’activant autant dans les enquêtes terrain et, malgré sa timidité légendaire, mettant en branle son réseau et le réseau de son réseau !

Quel changement !!!

Dire que, lors des 2 premières séances, elle me dit ne même pas oser adresser la parole à une collègue, inscrite sur le même forum qu’elle depuis des mois!!!

Son premier défi est alors d’inviter ladite collègue à prendre un café sur le lieu de travail.

Ce challenge doit être relevé avant la fin de la semaine et c’est le vendredi midi (genre le café de la dernière chance…) que Christine se décide à envoyer un mail d’invitation à sa consoeur.

Cette dernière s’est empressée d’accepter et elles ont organisé plusieurs sorties en commun depuis ce vendredi-là !

Cette victoire a été un déclencheur, un peu comme si le plus dur était fait.

Voyez le chemin parcouru….

Christine exerce un métier support fonctionnel.

Elle est responsable d’un périmètre important en nombre de salariés, avec des enjeux pour sa grande entreprise.
Sa hiérarchie lui fait confiance, elle est reconnue et appréciée pour ses compétences techniques et son comportement exemplaire.

Mais en début de bilan, elle n’en a pas conscience.

Confiance-en-soiEtape après étape, elle respecte son plan d’action et, réussites après réussites, sa confiance en elle grandit.

Au fil du temps, elle se bat pour que son projet tienne la route, fait des demandes de financement, sollicite un congé à sa société, etc…

Pour une personne sensée être timide et réservée ! Chapeau !

De par son éducation, elle n’est pas habituée à demander mais plutôt à attendre que la récompense vienne directement de l’environnement : sous forme de reconnaissance, d’anticipation des besoins, de compréhension…

Mais là, c’est elle qui prend les choses en main.

Cela n’a pas été une mince affaire en paperasse administrative et argumentations diverses.
Elle se lance, elle y va !
Elle finit par me dire « allez, je prends mon courage à 2 mains ; ça va marcher parce que j’y crois ! » et « De toutes façons, qu’est-ce que je risque ? »

 

Le week-end dernier, Christine m’envoie un sms :

« J’ai la réponse du FONGECIF, je suis financée en totalité ; je commence en septembre mon CAP Cuisine ! »

Réorientation professionnelle et personnelle totale, la réalisation d’un rêve inavoué, l’aventure débute pour elle.

Vous savez quoi ? Mon cœur a bondi dans ma poitrine, j’ai fermé les yeux et je me suis dit, avec un large sourire : « YES ! »

Je crois bien que, quand je me suis couchée, je souriais encore…

 

Je vous parlerai de Mélanie, Guillaume, Cécile, Cédric, Patricia…une autre fois !

 

Sylvie

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5 comments

  1. Laëtitia JUNG

    Bonjour,

    Merci beaucoup pour ces témoignages très intéressant.
    Étant moi même en bilan de compétence, j’ai 30 ans et je me reconnais un peu dans ce témoignage, je suis de nature réservé et ça fait quelques années que l’idée de faire un bilan me trottait dans la tête et je n’osais pas puis j’ai été licencié économiquement. J’ai ensuite effectué un CSP d’un an où j’ai essayé de retrouver en vain un métier dans mon secteur (je suis développeur web). J’ai ensuite été accompagné par pôle emploi et ma conseillère n’a rien voulu entendre concernant mon envie de faire un bilan de compétence.
    J’ai fini par retrouver un emploi qui ne me correspond pas du tout, et qui sors un peu de mes compétences professionnel. Après un an, je me suis enfin lancée et j’ai fais ma demande au FONGECIF et le financement a été accepté.
    Mon dernier rendez-vous est ce soir et les deux métiers qui ressorte le plus sont Auxiliaire de Puériculture et Boulanger/patissier (qui est un rêve inavoué depuis longtemps..).
    Merci au consultant comme vous qui aide des personnes comme moi à trouver leur voie et à les encourager dans le sens où un changement est possible. Et aussi pour votre soutien car les proches n’y croient pas trop.

    1. prevost

      Laetitia,
      Merci pour votre retour…Sincèrement;

      Juste pour info, Christine, celle de l’histoire, exerce aujourd’hui son nouveau métier en cuisine, dans un établissement relativement connu.

      Ce n’est pas à chaque fois une métamorphose; par contre, tout ce qui pourra vous rapprocher de ce que vous êtes et de ce que vous aimez, participera à un quotidien plus léger à terme…Gardez vos ailes tout en bâtissant une feuille de route pour avancer.!

      Sylvie

  2. maya

    Bonjour et merci pour ce partage,
    J’ai bientôt 52 ans et la monotonie et le manque de perspectives de mon travail de comptable (métier que je n’ai pas choisi) me pèsent.
    Cela fait plusieurs jours que je surfe sur internet à la recherche d’une ouverture qui me serait possible d’entrevoir.
    Et là ! Je tombe sur votre témoignage où j’ai l’impression que c’est de moi que l’on parle :
    “Il a l’impression d’avoir fait le tour de son poste, il veut faire autre chose et exprime, parfois soudainement, une envie de changement qui fait souvent suite à des situations qui perdurent et le tirent vers le bas.
    Tout d’un coup, ce n’est plus possible !
    Il est plein d’espoirs et de doutes pour son avenir professionnel. Il a de nombreuses attentes, des craintes aussi, parfois il éprouve simplement l’envie d’être mieux dans ses baskets !
    Et c’est souvent là que je le rencontre.”
    Alors là, aujourd’hui, j’ai décidé de faire un bilan de compétence dans lequel je mets l’espoir de me reconvertir et au pire de faire mon introspection avec l’aide d’un consultant qui me redonnera mon sourire qui vient de l’interieur.
    Merci.
    Merci encore

    1. Sylvie Prevost

      Bonjour,
      Votre motivation en elle-même n’a pas disparu! Elle se situe ailleurs dorénavant…Tant pis pour ceux qui ne savent pas en profiter!
      Vous avez décidé de la mettre au service de votre avenir, vos réflexions et de…votre bilan de compétences! C’est un moyen pour prendre du recul et être actrice de ce qui va arriver…
      Il y a un article sur le blog qui peut vous aider à bien choisir votre centre de bilan et votre consultant;
      Merci pour votre commentaire et … tenez-moi au courant de la suite! Vous pourriez peut-être écrire le prochain article…?
      Bien cordialement,
      Sylvie

  3. maya

    PS : je précise que ma responsable hiérarchique arrive à une échelle de 20/30 dans la manipulation perverse narcissique… Ce qui ajoute à ma démotivation.

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